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OUS avons vu se réaliser en Catherine la promesse faite par le Sauveur : celui qui s’humilie sera exalté. Si quelqu'un me :
sert, il sera honoré par mon Père. Ii y a eu dans f le village du Sault St-Louis des chefs qui se sont fait un nom dans la guerre, ont été d’habiles diplomates.
Is ont eu à traiter d’affaires importantes avec les à Souverneurs Gu Canada, et ont fait parler d’eux * pendant leur vie. Depuis qu’ils ne sont plus, le nom de la plupart d’entre eux est oublié, tandis que le nom
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de Catherine Tekakwitha est connu non seulement en Canada, mais au delà des mers.
Le corps de cette pieuse fille fut enseveli au pied de la croix près de laquelle eile aimait à venir prier sur les bords du grand fleuve. Le P, Chauchetière dans sa vie de Catherine dit qu’il fut plus tard placé dans la chapelle du village. Le village ayant depuis cette époque changé trois fois de site, il est probable que ses reliques furent déposées dans une boîte conservée à la sacristie. Cette boîte est conservée encore actuellement dans la sacristie de Péglise du Sault St-Louis ; elle contient une partie de ses ossements, la tête ayant été donnée à la mission Iroquoise de St-Régis, fondée plus tard, Cette église ayant été détruite dans un incendie, ce précieux dépôt disparut. L’authentique des reliques de Catherine, conservé dans cette boîte, ayant été demandé par Mgr Hubert, Evêque de Québec, et n'ayant jamais été renvoyé au Sault, on sait seulement par une tradition orale que se sont transmise les Missionnaires du Sault St-Louis, que cette boîte contient les reliques de Catherine Tekakwitha. On
a distribué souvent des fragments de ces reliques à
des prêtres et à des laïques tant du Canada que des Etats-Unis et de la France qni ont exprimé le désir d’en recevoir.
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Nous ne saurions dire à quelle époque a cessé le concours de peuple qui accourut au tombeau de Catherine. Tout ce que nous savons, c’est que ce concours s’est continué pendant plusieurs années et que cette confiance des peuples dans l’intercession de Catherine a été récompensée par de nombreux miracles. Depuis longtemps déjà il n’est plus question de faits miraculeux dus à l’intercession de Catherine Tekakwitha, mais la réputation de sainteté de la Vicrge Iroquoise s’est conservée jusqu’à nos jours. Nous allons citer quelques faits à l’appui.
Voici ce que nous lisons dans une notice historique sur la paroisse de Laprairie. l’our tout souvenir de la. présence des Iroquois en ce lieu (les bords de la Rivière du Portage) et de la vie édifiante de la celèbre néophyte Catherine Tekakvwitha, on voit sur la rive du grand fleuve une grande croix qui remplace celle plus petite au pied de laquelle Catherine aimait à venir prier chaque jour. Ce fut le 28 juillet 1843 que se fit avec grande solennité et au milieu d’un concours nombreux des Sauvages du Sault $St-Louis et des habitants Canadiens des environs la bénédiction de cette croix que lon voit aujourd’hui. Il y eut dans cette circonstance trois sermons : M. le Grand Vicaire Hudon, chanoine de la cathédrale de Montréal, prècha en anglais M.
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Joseph Marcoux, Missionnaire du Sault St-Louis, en iroquois et le Père Martin, Jésuite, en français. Cette croix ayant été abattne par le vent, les habitants de Laprairie en firent faire une nouvelle, qui fut bénie le dimanche soir, 5 octobre 1884, par le Révérend Monsieur Bourgeault, curé de Laprairie, en présence d’un nombreux concours de Sauvages du Sault et de Canadiens de Laprairie et de St-Constant. Le KR. Père Burtin, ©. M. I., alors missionnaire du Sault St-Louis, successeur du R. P. Antoine, O. M. I. devenu plus tard Provincial du Canada ; puis Assistant du Supérieur général des Oblats de M. I, prêcha en français et en iroquois.
Une démonstration vlus imposante eut lieu le 30 juillet 1890. Le révérerd Monsieur C. A. Walworth, curé de l’église $Ste-Marie, dans la ville d’Albany (Etats-Unis), avait eu occasion de visiter souvent le village de Funda, situé au côté nord de la Rivière des Mohacks, nommé autrefois Caughnawaga (Etat de New-York), situé non loin d’Albany. C’était dans ce village que Catherine avait été baptisée et avait séjourné avant de se rendre à l’autre Caughnawaga situé près de Montréal, M. Walworth ayant vu la modeste croix en bois érigée au lieu où Catherine avait été inhumée, conçut la pensée d’ériger en son honneur un monument splendide destiné à perpétuer
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