Monstrelet, t. II, p
5. A Romorantin, le 26 février 141 il fait alliance avec Jean, comte d'Alençon (Arch. nat., K. 57, n° le). — Le 15 janvier 141 1, une pension de 8.000 fr. était faite au comte d'Armagnac (Bibl. nat., Pièces orig., 2278, Plateau, 4); ce même jour des changeurs apportaient secrètement à Paris 17676 écus pour payer Robert de Bar (Bibl. nat., Pièces orig., 2291, Pisdœ, 12); le 28 janvier 1411,858 1. sur les 2944, étaient distribuées par Jean de Coûtes aux chevaliers et écuyers de l'hôtel du duc de Bretagne (Bibl. nat., Pièces orig., 918, Coûtes, 26); 3 mars, prêt de i.ooo écus d'or à Louis de Chalon, comte de Tonnerre (Bibl. nat.. Pièces orig.^ 650^ Chalon Orange, 16); le 24 mars, le comte d'Armagnac donnait encore quittance de 2.000 1. pour un voyage qu'il devait faire (Bibl. nat.. Pièces orig., 93, Armagnac, 98) ; le 30 avril il faisait régler Hector de Pontbriand pour une mission en Bretagne (B. N., Bastard, 601).
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fiait Coucy, Chauny, le Valois % Châteauneuf-sur-Loire % rassemblait vers lui des écuyers de Lorraine et de Champagne 3, faisait acheter des canons à Blois^.
On imagina donc de charger le duc de Berry d'apaiser ses deux neveux, Orléans et Bourgogne 5. Vers la fin du mois de mai Charles d'Orléans écrivait au roi qu'il était prêt à déposer les armes, si l'on pousuivait les traîtres qui hantaient sa cour : l'évêque de Tournai, le vidame d'Amiens, Jean de Nesle, chancelier de Monseigneur le Dauphin, le sire de Heilly, Charles de Savoisy, Antoine de Craon, Jean de Courcelles, Pierre de Fontenay, Antoine des Essarts, Moriset de Reilly ; il désignait comme coupables de la mort énorme et cruelle de Monseigneur son père, Jean de Nesle et le sire de Heilly, tous deux pensionnés par le duc de Bourgogne :
<c Lesquelles choses, se ainsi vous les faites, je vous bailleray au plaisir de Dieu telle réponse et vous envoieray si clerement mes propos et intencions, que Dieu, vous et tout le monde par raison en serez contens. Et pour l'amour de Dieu, très redoubté Seigneur, en ce ne vueillez faillir : Car autre fois, comme clairement j'aperçois, toujours seroient empêchées mes requestes et supplicacions que je feroye dans les formes et raisons de justice... Et pour ce, mon très redoubté Seigneur, ne me faillez pas : car je ne vous requiers tant seulement que ce qui est juste et raisonnable, comme il vous peut et à chascun clerement apparoir. Mon très redoubté Seigneur, plaise vous me mander et commander vostre bon plaisir et au plaisir de Dieu je l'accompliray » 6.
1. British Muséum, add. ch. 2604, 4304, 4307 (avril-juin 141 1). — Le comte de Vertus occupait alors le Valois (Monstrelet, t. II, p. 1 14).