‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 101 sur 639 · Bibl. nat.. Pièces orig,, 2538, Romme · texte numérisé non relu

Bibl. nat.. Pièces orig,, 2538, Romme

5. Monstrelet, t. II, p. 115 ; Religieux de Saint-Denys, t. IV, p. 40.

6. Monstrelet (t. II, p. 120) nous a conservé une copie de ce document; Relig'cux de Saint-Denys, t. IV, p. 410-412.

Sur quoi les bourgeois de la milice gardèrent de leur mieux les portes de la ville de Paris et l'on défendit à tous les autres de porter des armes ^

Certes les prud'hommes incriminaient gravement la conduite de Charles d'Orléans et publiquement le peuple l'accablait de malédictions ^

C'est pourquoi de Jargeau, le 14 juillet 141 1, pour se disculper, Charles adressa un manifeste aux bonnes villes du royaume, au roi et à son conseil 5 ; ces lettres, Juvénal des Ursins les estimait déjà prolixes, mais faites en bel et doux langage 4 :

et A vous, nostre très redouté et souverain Seigneur le roy, nous, Charles, duc d'Orliens et de Valois, Phelipe, conte de Vertus, et Jean, conte d'Angolesme, frères, vos très humbles fils et nepveuz, en très humble recommandacion, subgection et toute obéissance, avons délibéré vous exposer et signifier conjointement, et chacun pour le tout, ce qui s'ensuit :

Jaçoit, nostre très redouté et souverain Seigneur, que le cas de la très douloureuse, piteuse et inhumaine mort de nostre très redoubté Seigneur et pere, en son vivant vostre seul fi'ere germain, soit fiché en vostre mémoire, et sommes certains qu'il n'en est aucunement party, ains est enraciné en vostre cueur et ou plus profont des secrez de vostre recors : néanmoins, nostre très redouté et souverain Seigneur, l'office de pitié, les droiz de sang, les devoirs de nature, et toutes les loys divines, canoniques et civiles, nous admonestent, voire contraignent, icelluy vous recorder et ramentevoir, mesmement aux fins cy après eslevées et déclarées :

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