‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 107 sur 639 · Nicolas de Baye, t. I, p · texte numérisé non relu

Nicolas de Baye, t. I, p

8. Religieux de Saint-Denys, t. IV, p. 482; Gruel, pp. 7-8. — Monstrelet (t. II, pp. 180-181) donne ainsi son itinéraire : Melun, la Ferté-Sv:^us-Jouarre, Arcy-en-Multien, Senlis, Beaumont,

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léans donna lavant-garde au comte d'Armagnac, l'arrièregarde au comte d'Alençon, les deux ailes aux autres princes, conservant pour lui la grosse bataille. Le chroniqueur ajoute qu'il y aurait eu lieu, en vérité, de louer l'habileté de ces dispositions s'il s'était agi d'aller combattre les ennemis du Iroyaume ou ceux de la Croix'.

C'est d'ailleurs comme tels qu'on les accueillit, les harcelant au passage, leur refusant l'entrée des villes où, du haut des remparts, les habitants faisaient pleuvoir sur eux, avec d'horribles injures, toutes sortes de projectiles ^ Dans les campagnes enfin, entre la Seine et l'Oise, les paysans s'armaient pour la défense du roi : on les nommait « porte-piques » ou (( brigands », car ils surgissaient, à l'orée des forêts, armés de bâtons, de vieilles épées rouillées, d'arcs de bois, ne connaissant ni amis ni ennemis \ Et, comme il fallait vivre, la grosse armée des Orléanais parcourait tout le Valois et le Soissonnais, ce qui donnait à penser que le duc d'Orléans songeait plus à se divertir ou à inquiéter les Parisiens par ses marches et contre-marches, qu'à combattre l'ennemi qu'il avait défié. Bientôt Charles avait épuisé les ressources du pays et celles de ses sujets ; les habitants, ceux même de ses villes de Clermont et Beaumont, prenaient la fuite 4.

Devant Montdidier les Orléanais rencontrèrent enfin les troupes que Jean Sans-Peur venait de lever en Flandre et en Artois >, compagnons des milices des bonnes villes, bien armés et embâtonnés, suivis de nombreux chariots et ribaudequins ^ Ils arrivaient de Ham qu'ils venaient

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