‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 108 sur 639 · Monstrelet, t. I, p · texte numérisé non relu

Monstrelet, t. I, p

de piller et d'incendier horriblement ^ Ces terribles Flama ids, qui avaient alors leurs chariots lourds de pillages, ne se souciaient pas d'aller se battre ; ils rentrèrent chez eux, se jetèrent dans les vignes où ils dévoraient les vendanges, eux et leurs chevaux, si bien qu'ils y crevèrent ^

Le duc d'Orléans et les princes, qui désiraient mettre le roi dans leur bande ' et se faire rendre les maisons qu'on avait saisies sur eux +, ne songèrent pas, comme l'aurait voulu le connétable, à poursuivre le duc de Bourgogne: ils marchèrent de suite sur Paris î.

Le 4 octobre Charles d'Orléans passait devant Paris avec sa cavalerie. La ville, bien fortifiée, lui refusa l'entrée : il s t'tablit donc, avec ses troupes, à Saint-Ouen et dans les villages voisins, et, quelques jours après, mit le siège devant Saint-Denis ^.

La ville se défendit du mieux qu'elle pût et l'on improvisa des machines avec les charpentes de la foire du Lendit : mais surtout la Vierge et le saint firent en ces jours tomber des torrents de pluie, si bien que l'assaut fut différé 7. Cette année-là Monseigneur Saint Denys fut lêté bien tristement, portes closes et sans sonneries de cloches. Le 1 1 octobre la ville se rendait pour éviter l'assaut du connétable.

Certes Allemands, Bretons et Gascons n'auraient rien tant désiré que de la piller ^ On la remit en garde à l'arche-

1. Religieux de Saint-Denys, t. IV, p. 466 ; Monstrelet, t. II, p. 199.

2. Religieux de Saint-Denys, t. IV, p. 484; Monstrelet, t. II, p. 186.

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