Bibl. nat., ms. fr. 1043 1, P
3. E. Jarry, op. cit., p. 130; Bibl. nat., Pièces orig., 2154, Orléans, 134.
4. Christine de Pisan, Livre des faits, éd. Buchon, p. 252^ col. 2.
5. Barthélémy l'Anglais, op. cit., S) de la norrice. — On lit, le 3 juillet 1397, dans un compte de la maison de Valentine : « Aux deux nourrices de ses enfants qui se sont départies de son service parce que Charles, son fils, est sevré et que Philippe, son autre fils, en a une nouvelle. » Bibl. nat., ms. fr. 1043 1, P- 405-
7. Christine de Pisan, p. 250; Juvénal des Ursins, p. 430; « Bien-aimé », dit l'Armoriai du héraut Berry (Bibl. nat., ms. fr, 4985, f. 3),
l'enfance 5
du peuple écoutaient les prêches et suivaient pieds nus les processions ^ On tenait sa folie pour une punition des péchés du peuple^; elle n'avait guère diminué son prestige: un chroniqueur assure qu'il était redouté par les Sarrasins euxmêmes 3. Mais le résultat le plus certain de la démence royale avait été d'amener le retour au gouvernement des « sires de la fleur de lys )),avec leurs appétits et leurs intérêts particuliers.
On comprend que dans de telles circonstances le frère du roi, le duc Louis d'Orléans, si « bien taillié à soi faire un haut prince ait été amené à jouer un rôle prépondérant dans les affaires du royaume, duelles faveurs la fortune et la nature lui avaient-elles refusées ? Bien que très jeune il avait commencé par s'assurer une forte situation territoriale ; en quoi ses contemporains le tinrent de bon entendement 5. Le roi Charles, dont il avait partagé les jeux, lui avait constitué en apanage le duché de Touraine, les comtés de Valois et de Beaumont ^. A l'âge de dix-sept ans, en 1389, il avait épousé la fille de Galéas, duc de Milan, qui lui apportait en dot la cité d'Asti et 450.000 florins \ Quelques années plus tard il échangeait la Touraine, de moindre valeur, contre les biens immenses de la dernière duchesse d'Orléans, belles forêts, vignobles, étangs poissonneux, fortes cités bien garnies d'artillerie ^ Il venait d'acheter les comtés