‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 144 sur 639 · Le 19 juillet (Monstrelet, t. III, p · texte numérisé non relu

Le 19 juillet (Monstrelet, t. III, p

goutte de sang, se contentant de faire graver ses armoiries sur les portes de la ville, ainsi préservée de la rapacité des Bretons et des Gascons'.

Qiiand Jean Sans-Peur vit qu'on le chassait de si près, il mit à Arras une garnison de 1500 combattants sous le commandement de Jean de Luxembourg. Le seigneur de Beaufort, nommé capitaine, eut mission de construire des murs, guérites, fossés pour la défense de la ville 2; et selon la coutume, on commença par brûler faubourgs, églises, maladreries et aumôneries qui auraient pu abriter les bandés \ à découvrir les toits de chaume, à abattre les arbres des jardins. Puis on démolissait les forteresses de la région incapables de résister Certes la ville était défendue bien malgré elle ; mais à partir de Bellemotte les hérauts du roi ne pouvaient plus avancer K

Le siège fut donc mis devant Arras, le 28 juillet, par l'avantgarde que commandaient le connétable d'Albret et le duc de Bourbon ; les jours suivants arrivèrent les Bretons et Richemont, puis les bannières du roi et de Monseigneur le dauphin ; enfin les troupes placées sous les ordres de Charles d'Orléans et du comte d'Armagnac. Ces dernières s'établirent de l'autre côté de la ville, le plus commodément qu'elles purent, dans les carrières, les caves et les celliers des masures détruites ^ Les princes, qui craignaient tant une solution pacifique, ordonnèrent, sous peine de la hart, de ne pas communiquer avec les assiégés et, pendant la durée du siège, de faire pleuvoir de grosses pierres afin de ruiner les

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