‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 146 sur 639 · Juvénal des Ursins, p · texte numérisé non relu

Juvénal des Ursins, p

dit avec déplaisir : « Du consentement de beau fils d'Orléans tout lui a été pardonné ». — ce Hélas, Sire, vous ne le verrez jamais votre frère ! » — Mais le roi l'arrêtant lui répondit assez chaudement : « Beau cousin, allez-vous-en ; je le verrai au jour du jugement M »

Ce matin-là le duc de Guyenne envoya chercher son chancelier Ju vénal et déclara qu'il voulait la paix avec son beau-père de Bourgogne ^

C'est un fait que depuis Péronne la comtesse de Hainaut n'avait pas cessé de presser instamment le duc de Guyenne de s'entremettre pour la paix; que sans cesse, à ses genoux et les larmes aux yeux, elle lui rappelait, au milieu de ses sanglots, qu'il avait épousé la fille du duc ; que sa sœur était mariée au fils du Bourguignon ; qu'elle-même avait donné sa fille unique à son frère le duc de Touraine \ Or, malgré l'avis du duc d'Orléans, le dauphin exigea que tout le monde se ralliât aux clauses d'un traité comportant l'abolition de tout ce qui s'était passé depuis lapaixde Pontoise 4. Le 4^ jour de septembre il fut publié au son de la trompette devant la tente du roi >. Les Armagnacs durent enlever leur bande, les Bourguignons, leur croix de Saint-André ^.

C'était la cinquième paix faite depuis sept ans. Le duc de Brabant, la dame de Hainaut, les députés de Jean Sans-Peur

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