‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 151 sur 639 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Il semblait que tout fût à la paix, même du côté des Anglais. Durant la rivalité des princes on avait bien pris l'habitude d'aller chercher parmi eux des auxiliaires % et il fallait craindre que cela ne donnât courage aux ennemis d'envahir un jour le royaume de France : ainsi l'exposait avec finesse à M^^ Eustache de Pavilly, dans sa cellule du couvent des Carmes, cet homme si dévoué au roi et à la chose publique, Juvénal des Ursins^ Mais depuis, de notables ambassades s'étaient succédées ; des trêves avaient été signées qui toutefois n'empêchaient pas sur mer bien des roberies \

Et c'est vrai que les Anglais ne devaient pas oublier comment, l'an 141 1, appelés par le duc de Bourgogne, 1.200 hommes d'armes s'étaient montrés capables de repousser les Orléanais jusque sur les bords de la Loire; l'année suivante, traitant cette fois avec les Armagnacs, ils estimaient que leurs services ne seraient pas trop rétribués par la restitution de l'Aquitaine, duelles espérances ne

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