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devaient-ils pas former après un traité aussi honteux que celui deBuzançais,où i.ooo hommes d'armes et 3.000 archers vendirent une douteuse retraite au prix de 210.000 écus d'or? Divisée par les factions, riche aussi, la France était devenue une proie trop facile, trop belle, pour ne pas tenter un jour la conquête des Anglais, si bien informés de son incurable faiblesse. A défaut de droits précis la nouvelle monarchie de Lancastre, peu sûre encore dans son chef de sa légitimité, saura trouver un jour des arguments nouveaux dans une forte organisation militaire.
En fait, au temps de Henry IV, les Anglais s'étaient contentés d'intervenir dans les affaires de France, suivant l'appel des factions, promettant dans tous les cas aux Flamands de respecter leur alliance. Henry mourait le 20 mars 141 3, troublé par le souvenir de Richard II et dans l'idée, commune et pieuse, de faire le saint voyage de Jérusalem
C'était un bon Anglais que le roi Henry V, qui lui succéda; après une jeunesse dissipée % il se trouva incarner avec religion la patrie ^ Tête ronde, face longue aux yeux clairs, front et nez droits, lèvres rouges, épais d'encolure, construit de solide et infatigable membrure d'os et de nerfs 4. Il se montrait homme d'affaires, comme son père, mais plus aimable, se faisant un point d'honneur d'être envers tous d'une extrême politesse. Au demeurant opiniâtre et dissimulé, parlant peu, se contentant de dire « c'est impos-