T. Elham, Liber tiietricus, p
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sible » ou bien « il faudra que cela soit ainsi». Sur ces simples mots il s'estimait engagé comme s'il avait appelé en témoignage le Christ ou les saints \ Protecteur des églises dont il restaurait les privilèges, dévot à Notre-Dame, à saint Georges, à saint Thomas martyr, Henry se serait bien gardé d'ailleurs de ne pas faire intervenir le ciel dans ses propres affaires \ Enfin, il faisait brûler Lollards, Célestins et Brigittes hétérodoxes, réputant tout hérétique non seulement ennemi du Christ, mais encore traître et coupable de lèse-majesté \ Henry saura tout à coup parler aux soldats, qu'il moralisera gravement, ayant restauré parmi eux une discipline rigoureuse et interdit aux ribaudes de les suivre, comme cela avait lieu en France : « car, disait-il, les plaisirs de Vénus ont jadis amolli le victorieux Mars ». Il exerçait son office de roi comme le prêtre son sacerdoce, parlant au nom du Christ, entouré d'un clergé discipliné, de soldats pieux, d'un peuple fier et exubérant, conscient de sa jeune et robuste nationalité 4.
Or il semble bien que depuis son avènement au trône Henry V pensait à intervenir en France pour faire valoir les droits dont il parlait si souvent, soit qu'il épousât Catherine, fille de Charles VI, soit qu'il tentât les chances d'une conquête. Tout d'abord, il avait observé les révolutions de l'année 141 3, chargeant ses ambassadeurs de faire alliance d'une part avec le duc de Bourgogne, de confirmer de l'autre la trêve avec la France (14 juillet). Le triomphe des Cabochiens, en donnant Paris aux Armagnacs, amena Jean Sans-Peur à se tourner, plus résolument encore, vers le