Walsingham, t. II, p
4. Ainsi le fut en France, dans la prison de Beauvais, ce pauvre Anglais qui ne savait que dire : « God and our Lady help my » (Les Fortunes et adversité^ de feu noble homme Jean Régnier, éd. Paul Lacroix, 1867, p. 6.)
5. C'est ainsi que Jean d'Angoulême avait appartenu d'abord à Clarence^, puis à sa veuve Marguerite, puis au fils d'un premier mariage de Marguerite, Jean II de Beaufort, comte de Somerset, enfin à la duchesse douairière Marguerite de Somerset. Tous les membres de cette famille le confièrent à la garde d'un écuyer, Richard Waller, de Groombridge, déjà pourvu de bonnes charges en Normandie (G. Dupont-Ferrier, La captivité de Jean d'Orléans, comte d'Angoulême (141 2- 1445), dans La Revue Historique, 1896, t. LXII [p. 42-74]
en tirer une plus grosse somme d'argent, on les conservait le pliLS longtemps possible ^
Ainsi l'avait éprouvé après la bataille de Poitiers le roi Jean. Logé dans le bel hôtel de Savoie, donnant sur la Tamise, il pouvait s'ébattre et chasser dans ce faubourg de Londres ; plusieurs fois il résida à Windsor chez le roi, chez la reine douairière, Isabelle de France, à Hertford, et partout il rencontrait la fleur de la chevalerie française \ Il dut toutefois s'engager à payer l'énorme rançon de 3 millions d'écus d'or, resta six ans au secret et finit par retourner mourir en Angleterre ^ Celui-là qui, par sa joyeuse parole et son beau visage, avait mérité d'être nommé au royaume d'Angleterre « le roy d'honneur et de liesse », ce gracieux Louis de Bourbon, si fort amoureux, après Dieu, de toutes dames et demoiselles, aimé de la reine pour sa belle jeunesse et aussi parce qu'il faisait sa partie de dés, dut, piège du roi Jean, payer à sa mort 100.000 francs d'or et resta sept ans loin de son Bourbonnais 4.
Jean, comte d'Angoulême, avait éprouvé, ce que coûtait l'hospitalité de Clarence depuis le mois de novembre 1412; et voici que Charles d'Orléans, son frère, si attentif à lui envoyer sa pension de 6.000 1. t. \ à adoucir la duchesse par l'envoi de cadeaux, comme celui d'un beau chapeau de satin blanc^ était venu le rejoindre en Angleterre.