Bibl. nat., Pièces orig., 566, Cacheu
6. Arch. nat., K. 64, n" 378. Sauf-conduit du 2 mai 1417 (Rymer, t. IX, p. 453) ; du 10 mai pour rentrer en France (Freiich rolls Henry V, 44^!'' Report oj De [ml y Keeper).
7. Le 20 janvier 1416, le duc mandait à son trésorier P. Renier de payer à G. Cousinot 100 1., pour un voyage fait d'Orléans à Rouen vers le roi d'Angleterre, et de là à Paris pour ses affaires spéciales (Bibl. nat., Pièces orig., 914, Cousinot, 16).
Îé4 VIE DE CHARLES d'oRLÉANS
aux deniers \ Car aussitôt débarqué en Angleterre, Charles ne songea plus qu'à en sortir ; dès le mois de décembre 141 5 il prescrivait de grandes économies pour sa délivrance possible, suspendait les gages de tous ses gens pendant l'espace d'une année, réduisait ceux des capitaines de ses châteaux, demandait l'mventaire de ses livres, meubles et tapisseries-.
Sa délivrance, il l'avait espérée de l'Empereur Sigismond, le roi des Romains, si bien hébergé en France en 14 16, et que Charles avait fait défrayer en Orléanais 3. Plusieurs fois l'empereur avait fait connaître la peine qu'il ressentait de la querelle des rois de France et d'Angleterre, de l'ignominieuse captivité des princes de la fleur de lys 4. Vers la fin d'avril il avait passé la mer, emmenant avec lui l'archevêque de Reims, pour parler de la paix. Les plus grandes espérances étaient fondées sur l'influence de Sigismond, très honorablement reçu à Londres. Le roi Henry lui avait cédé ses appartements de Westminster > ; et là Charles avait dîné à la droite de l'Empereur ^. Le roi Henry se serait alors contenté d'une paix qui eût mis tous les avantages de son côté ; il maintenait toutefois ses prétentions au sujet de l'accomplissement total du traité de Brétigny et de son droit à la couronne de France.
Si Charles d'Orléans avait placé son espoir en Sigismond, il devait éprouver bientôt qu'il se trompait fort. Ces négo-