‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 181 sur 639 · J.-H. Ramsay, op. cit · texte numérisé non relu

J.-H. Ramsay, op. cit

6. Le Fèvre de Saint-Rémy, 1. 1, p. 279-280; Wavrin, t. II, p, 232 ; Cf. G. Dupont-Ferrier, op. cit., p. 46.

ciations, au lieu d'apporter la paix, furent l'origine d'un changement cruel dans la situation du duc d'Orléans.

Henry V avait en effet résolu de se servir de l'influence des princes captifs, leur laissant entendre vraisemblablement qu'ils ne sauraient trouver leur liberté qu'en soutenant en France sa réclamation obstinée de la couronne. Ainsi, dans une lettre du 13 juin 141 6 au vicomte de Kent, il déclarait que depuis son accession au trône il n'avait fait que rechercher la paix ; que son frère très cher, le roi des Romains, et son illustre cousin, le duc de Hollande, princes si zélés pour la paix, avaient trouvé avec son adversaire de France diverses conventions propres à la faire naître « lesquelles n'approuvent pas certains seigneurs, nos captifs, à présent en notre royaume, mais qu'ils refusent complètement d'accomplir et de remplir selon leur pouvoir, machinant de nous tromper de toutes leurs forces, nous, le roi des Romains et le duc de Hollande. » C'est pourquoi le roi Henry V annonçait que, pour la défense de sa ville d'Harfleur, il allait se mettre en route le plus tôt possible, enjoignant audit vicomte de faire le recensement des gens d'armes à Southampton

C'était l'invariable conclusion des missives du roi, après avoir affirmé son respect pour Dieu, son désir d'éviter l'effusion du sang humain et de procurer la paix à ses sujets. Et pour bien faire voir et son esprit de conciliation et la duplicité des Français, il passa lui-même à Calais. Les conférences qui s'ouvrirent, au mois de juillet 1416, n aboutirent naturellement pas. Ainsi le roi anglais gagna de nouvelles raisons de se plaindre des difficultés soulevées par le conseil de France au sujet de la délivrance des princes pri-

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