Le 10 septembre
5. Les Anglais menacent Mehun-sur- Loire en 1418 (British Muséum, add. ch., 3503); en 1419 on fortifie Janville (British Muséum, add. ch., 77-78).
LA « PRISON )) ANGLAISE IJl
çais en Angleterre, en particulier à celle des ducs d'Orléans et de Bourbon. Il déclarait « que ledit duc d'Orléans n'avait jamais été plus dangereux qu'à cette heure, comme il pourrait maintenant arriver si quelqu'un d'eux échappait, particulièrement ledit duc d'Orléans. Ce que Dieu empêche ' ! C'est pourquoi, comme nous avons foi en vous, vous veillerez à ce que Robert Waterton, ni par foi, beaux discours ou promesses qui pourraient lui être faites, ni par aucune autre cause, ne soit ainsi aveuglé par ledit duc au point de devenir inattentif à sa garde, mais qu'évitant tous les périls qui peuvent arriver, il prenne aussi bon soin qu'il est possible pour garder sûrement sa personne. Et informezvous si Robert de Waterton se montre un surveillant inattentif dans la garde dudit duc et écrivez-lui là-dessus afin que ce soit amendé. Et Dieu vous ait en sa garde. »
Vers ce temps-là le roi Henry V avait écrit de sa main : « En outre je voudrais que vous vous entendissiez aA^ec mon frère, avec le chancelier, avec mon cousin de Northumberland et mon cousin de Westmorland, et que vous établissiez une bonne ordonnance relativement à mes marches du Nord, spécialement à cause du duc d'Orléans et de tous mes autres prisonniers de France, et aussi à cause du roi d'Ecosse. Car je suis secrètement informé par un homme de très notable situation dans ce pays qu'il y a eu en Ecosse un homme du duc d'Orléans et qu'il s'est entretenu avec le duc d'Albany ; que l'été prochain il amènera la poupée d'Ecosse^ pour soulever ce qu'il pourra; et aussi que des moyens seraient spécialem.ent trouvés pour faire sortir le duc d'Orléans et le roi d'Ecosse ainsi que le reste de mesdits prisonniers. Ce que Dieu empêche ! C'est pourquoi je veux