‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 199 sur 639 · Proceedings, t. III, p · texte numérisé non relu

Proceedings, t. III, p

du roi, il sera désormais l'hôte de ceux qui auront sollicité sa garde, toujours de façon intéressée.

Enfin, nous avons la preuve que le conseil n'était plus si nettement hostile à sa délivrance, puisqu'au mois de février 1424, on voit que des lettres de sauf-conduit furent accordées à Jacques Boucher, à Hugues Perrier, à Regnault Pisdoe (( au sujet de la paix à conclure entre les deux royaumes » On passa en ce temps-là de grandes quantités de vin de France en Angleterre'.

Les années qui suivirent furent donc attristées surtout du fait que Charles manquait de moyens pour se délivrer ^ Jean Victor se faisait alors rembourser les prêts consentis ; François Davy, procureur du lombard, traversait la mer au sujet de ces payements. En septembre 1425 Jehan de Moucy portait à Charles 40 écus ; au mois de décembre, Denisot Rogier, 500 écus; en juillet 1426, la somme de 450 écus; en mai 1427 le duc touchait 184 écus par Jehan deMoucy; au mois de juin Denisot Rogier lui passait encore 425 écus d'or vieux, puis 807 écus d'or neuf ^. Charles d'Orléans avait aussi perdu quelques-uns de ses compagnons : Richemont avait été délivré sur parole dès 1420 5 ; en 1425 Gaucourt était rentré à Orléans et devenait gouverneur de la ville ^.

Mais qui pouvait, qui avait en France le droit et les moyens de tirer de sa captivité Charles d'Orléans ?

En 142 1 on avait bien vu son frère le Bâtard, qui commençait à faire figure \ s'occuper de sa délivrance auprès du

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