‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 210 sur 639 · British Muséum, add. ch., 3686. j · texte numérisé non relu

British Muséum, add. ch., 3686. j

3. British Muséum, add. ch., 3685, 3688. — Le 5 mars 143 1, sauf-conduit j pour le seigneur de Mortemart, Hue de Saint-Mars, Regnault de Velort, etc. | (French rolls, 9 Henry VI, m. 7) ; 2 juillet, pour Huguet alias Charpentier ] {Ibid., m. 2); pour le seigneur de Rochechouart, Hue de Saint-Mars, R. de j Velort, apportant du vin blanc d'Orléans {Ibid.) ; à Jean de Saveuses qui devait j rester près du duc un jour et une nuit {Ibid., m. 4) ; 20 octobre, au seigneur de | Mortemart, à Hue de Saint-Mars {Ibid., m. 15) ; novembre 143 1, à Benoît 1 de Vâulx {Ibid., m. 12). j

4. Arch. nat., J. 8545, fol. 160 v° (publié par Ch. Samaran, La maison d'Jniiagnac, p. 368). Cf. Poésies, p. 139:

Je hé guerre^ point ne la doit prisier ; I Destourbé m'a longtemps, soit tort ou droit, De veoir France que mon cueur amer doit.

et 60 jours, d'abord dans sa maison de Londres (juilletaoût 1423), puis, lorsqu'il fut mis en état pour le séjour du duc, dans le château royal de Bolingbroke ' ; la couronne lui attribuait pour cela 20 sous par jour \ Du 18 mars 1427 au 29 décembre 1429 Thomas l'eut encore, puis bailla sa charge à John Cornwall, chevalier, tout en continuant à assurer sa garde k

C'était un capitaine anglais, d'un renom considérable, cousin germain et compagnon de guerre de Henry de Lancastre. En 141 2 il était passé en France, à la suite de Thomas de Clarence, et Charles d'Orléans avait dû lui payer, à Buzançais, 21.275 écus^; à Azincourt il avait fait prisonnier le comte de Vendôme et le roi l'avait gratifié de la rançon de Pierre de Rieux^. Blessé à la cuisse en 1422, au siège de Meaux, il avait vu son fils, âgé de dixhuit ans, son unique enfant, décapité d'un coup de couleuvrine. Et dès ce jour il avait déposé les armes jurant de ne plus verser le sang chrétien ^. Mais il n'avait pas les mêmes scrupules vis-à-vis de la bourse des princes. Ce John Cornwall, seigneur de Fanhope, qui devenait ainsi gardien de Charles, avait été longtemps celui de Jean, son frère : Angoulême ne croyait pas devoir acheter trop cher sa protection ; mais il paraît bien plutôt avoir exploité les princes que les avoir aidés 7,

1. « Q.ousque castrum régis de Bolymbroke foret reparatum pro mora sua » (Foreign Roll of the Pipe, dans Stevenson, IVars of the English in France, vol. II, pt 2, p. 419-423)-

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