‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 22 sur 639 · Cousinot, p · texte numérisé non relu

Cousinot, p

3. Ainsi le déclara Jean Petit en son apologie (Religieux de Saint-Denys, t. III, P- 757-759)-

4. Religieux de Saint-Denys, t. I, p. 608-610; E. Jarry, op. cit.. p. 49.

5. E. Jarry^ op. cit., p. 28-31 ; la valeur d'Asti était toutefois contestable (Arch. nat., K. 67, no 31).

6. Arch. nat., KK. 268b. — Des extraits de l'inventaire posthume ont été publiés dans De Laborde, t. III, no 6063 et suiv., d'après Arch. nat., KK. 268».

7. Sa mère était Isabelle de France, fille du roi Jean (morte en 1372 à l'âge de 23 ans), mariée à Jean Galéas, fils du tyran. On assure que messire Galéas fit, à l'occasion du traité de Brétigny, le premier payement des 600.000 francs d'or exigés pour la rançon du roi Jean. C'est pourquoi Villani a écrit « quasi com' ail' incanto sa propria carne vendesse. »

8. J. Camus, La venue en France de Valentine Viscoiii', Turin, 1898. — Froissart (t. III, p. 243) s'est fait l'écho des calomnies populaires lorsqu'il la dit ne rien tenir de sa mère « car elle estoit envieuse et convoiteuse sur les délices et les estats de ce monde »,

frais', Valentine devait, elle aussi, partager la faveur de son époux, exercer sur tous la séduction de sa personne. Le roi Charles était marié depuis quelques années seulement ; la reine Isabeau allait être couronnée à Paris et y demeurer ^ Tout paraît alors commun entre le jeune ménage royal et celui de son frère, jusqu'à l'habitation en l'hôtel Saint-Pol. Ainsi Valentine demeura auprès de la reine Isabeau avec une pension de 200 francs par mois K C'est là que, le 26 mai 1391, elle mit au monde un fils qui reçut du duc de Bourbon le prénom de Louis ^. Le roi Charles ne manqua pas de faire remettre 200 francs d'or à celui qui lui apporta la bonne nouvelle de la naissance du fils de Valentine, qu'il nommait sa sœur 5 ; il mandait aussi aux trésoriers généraux de payer 2.500 francs d'or pour les frais de sa gésine^. En 1392, Jean le Perdrier, maître de la chambre aux deniers de la reine, donnait encore quittance au receveur général de la somme de 1.200 livres parisis ((pour la crue de Madame de Touraine))7. Et par contre Louis faisait don de 200 francs d'or à ceux qui annoncèrent la naissance d'un dauphin à la duchesse d'Orléans ^

Le roi Charles adorait sa belle-sœur. Retombé dans sa frénésie, alors qu'il ne reconnaissait plus ses serviteurs,

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