‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 230 sur 639 · G. Dupont-Ferrier, op. cit., p · texte numérisé non relu

G. Dupont-Ferrier, op. cit., p

12. (( Car quant à la mort de l'eu monseigneur mon pere, que Dieu pardoint^ j'estoyc lors jeune enffant et n'en scavoye avoir la douleur ainsi que je y estoye

Charles médita, lut, transcrivit des manuscrits et, comme le vieux Boèce, fut visité par la poésie.

Dès les premières années de son séjour en Angleterre, il paraît bien que Charles ait demandé à la lecture de ses livres cette distraction qu'il cherchait sans la rencontrer. C'est du moins en 141 7 que fut dressé le premier inventaire de sa librairie ^ Bien qu'en ce temps-là il fût fort gêné, et entre les mains des lombards, il ne songeait pas à vendre ses livres. Des serviteurs lui en faisaient passer en Angleterre et Charles en rachetait, suivant ses moyens'. S'il est vrai que, le 17 mars 1427, toujours de plus en plus endetté, Charles d'Orléans donna l'ordre de vendre ou d'engager au mieux de ses intérêts les livres restés àBlois, la marche des Anglais sur Orléans détermina leur transfert dans la maison du sire de Mortemart à la Rochelle K Autant dire d'ailleurs que la vente autorisée par Charles d'Orléans se réduisit à rien : un Propriétaire des Choses de Barthélémy l'Anglais, une Vie de Notre-Dame, une Légende dorée, le Livre des trois Pèlerinages de Deguilleville furent vendus à Beloisel ; un Catonet fut acquis par Louis de Villars-^.

Ses serviteurs et ses amis lui remettaient des livres en Angleterre. En 1415 on payait 25 1. t. à un religieux Augustin, Raoul Nantel, qui lui apporta une « Heures Nostre Dame » >. De même le chancelier Cousinot lui fit passer un

tenu dt: ma prison ». Discours de Vendôme en faveur du duc d'Alençon (Voir plus haut, ch. xix).

1. L. DeHsle, Z.^ cabinet des manuscrits, t. I, p. 105-108 (Arch. nat., K 500, no 5).

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