‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 25 sur 639 · Froissart, t. III, p · texte numérisé non relu

Froissart, t. III, p

l'enfance 1 3

grande pompe elle sortît de Paris et allât visiter ses domaines dans le duché d'Orléans ^ Ainsi Valentine s'en fut à Asnières dans le comté de Beaumont, jusqu'en juillet 1396, puis, définitivement exilée, on la retrouve à Brie-Comte-Robert, au mois d'octobre, à Châteauneuf-sur-Loire au début de l'année I397^ Sa pension mensuelle de 200 francs continuait de lui être payée par le trésorier général du duc \

En fait la reine Isabeau était une bonne Allemande, aimant surtout ses chers Wittelsbach C'est elle qui avait fait à deux reprises répandre de telles calomnies dans les tavernes de Paris. Etait-ce jalousie de femme? Non pas. Car éloignant Valentine de la cour elle ne songeait guère, sans doute, à la brouiller avec le roi. Mais Louis de Bavière faisait alors négocier une alliance avec les Florentins et Charles VI contre le duc de Milan K Or, autant que la Bavière, la reine Isabeau aimait ce grand garçon, son frère, doté d'une superbe barbe, tour à tour grave et digne, gracieux, plaisant, caustique et sans scrupule. Un vrai Allemand comme l'on voit ^ Pour conclure une bonne affaire au préjudice de son père, il fallait éloigner Valentine toute-puissante auprès du pauvre Charles 7.

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