Arch. com. de Rodez^ Cité CC
allèrent lui faire la révérence : ainsi Madame d'Orléans entra à Rodez portée à dos d'homme. Là on lui remit aussi le Pétrarque qu'elle avait oublié à Castelnau-de-Montmirail et que R. Valeta, roulier, avait été chercher avec quatre bétes de somme \
Jean IV d'Armagnac, son frère, faisait rembourser à Jehan Fabre, maître en théologie et son confesseur, la somme de
18 écus d'or qu'il avait baillés à « sa très chère et très aimée sœur la duchesse d'Orléans », le 6 septembre 1425 ^ ; le
19 septembre de la même année, il faisait payer à frère Duran de Boscaman, dominicain du couvent d'Auvillars, un beau Bréviaire de l'ordre des Prêcheurs, qu'il donnait à la duchesse d'Orléans 3 ; le 13 janvier 1426 il remboursait encore à Jehan Fabre les 30 sous que sa sœur avait employés en aumônes 4. Le 18 septembre 1430, Madame Bonne de Berry, sa mère, testa à Cariât ^ : à sa fille bienaimée et très chère, la duchesse d'Orléans, elle laissait un reliquaire d'or de l'Apparition de Notre-Seigneur, enrichi de pierres précieuses, le roman dit Le Pèlerin et 8.000 francs d'or que devait payer son frère, Jean, sur le compte de sa dot.
Voilà le peu que les documents nous apprennent sur Madame d'Orléans: on n'aura guère de peine à la juger aumônière, pieuse et lettrée.
QjLiant à Charles d'Orléans, nous savons qu'après sa prise il demeura en rapports avec la famille d'Armagnac*^ dont le