CHAPITRE XI
Les Pères du Concile de Bâle, les instances du duc de Savoie avaient déterminé la réunion d'un congrès international chargé d'amener un rapprochement entre la France et l'Angleterre : il devait s'ouvrir à Arras au mois de juillet
Le i6 mai une ambassade bourguignonne était passée en Angleterre pour insister sur la nécessité impérieuse de la paix générale (nécessité que les Anglais sentaient parfaitement d'ailleurs), pour demander de faire venir en France le duc d'Orléans dont on attendait beaucoup à ce sujet'. C'était là aussi la pensée de Jean IV, comte d'Armagnac, qui déclarait alors vouloir « s'entendre au fait de Monseigneur d'Orléans, et surtout à sa délivrance, comme à son propre fait » ^ ; c'était encore le vœu du Bâtard qui mettait si justement son espoir en la médiation du duc de Savoie
Dès le 20 juin le conseil de Henry VI désignait les plénipotentiaires investis de la mission de traiter la paix^. Parmi eux se trouvait Sufîolk, garde du duc d'Orléans : Sufïolk
1. (]!ollection de Bourgogne, 99, p. 422-428; De Beaucoiirt, t. II, p. 520.
2. Arch. dép. du Tarn-et-Garonne, A 43. (Lettre publiée par Ch. Samaran, Maison d'Anuagnac, p. 76, 370-376.)
3. Turin, Arch. di stato. Negoz. colla Francia. Mazzo d'addizione, 1436.