‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 260 sur 639 · Rymer, t. X, p · texte numérisé non relu

Rymer, t. X, p

qui avait reçu l'ambassade bourguignonne en 1433, et qu'un chroniqueur a dépeint comme un « second roi, menant Français et Anglais à deux mains en couple » ^

Ainsi Charles d'Orléans était passé à Calais en 143 5 ; Richemont envoyait vers lui Henri de Villeblanche et Raoul Cruel, afin de connaître ses intentions ; Bourbon lui adressait Robinet d'Etampes : et Charles les avait chargés de rapporter à leurs maîtres « qu'ils fissent la paix sans y faire nulle difficulté » \

Les difficultés naquirent du côté des Anglais. Malgré que le cardinal eût avancé jusqu'à 10.000 marcs pour aller au congrès >, ils déclaraient maintenant vouloir seulement une trêve et non pas la paix, soutenant les vieilles prétentions de Henry V relatives à la couronne de France. Aux réclamations des Français sur le fait de la libération du duc d'Orléans, ils répondaient d'abord n'avoir pas de pouvoir à ce sujet (17 août); puis, à l'heure des offres définitives, ils s'en remettaient aux cardinaux pour la fixation de sa rançon (28 août). Le 31 août les Anglais donnaient leur réponse à l'ultimatum des Français. Ils n'entendaient renoncer ni à la souveraineté sur les terres qu'ils conservaient en France, ni, pour leur roi, au titre et aux armes de France. Ils se retirèrent donc ayant exprimé leur reconnaissance pour les bons offices des cardinaux +. Le bruit de la rupture circu-

1. Chastellain, t. VII, p. 88. Cf. la lettre du Bâtard au président Louvet où il est dit ayant « tout povoir en ce qui touche le fait de mondit seigneur » (Turin, Arch. di Stato. Negoz. colla Francia).

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