Stevenson, Wars ofthe EngJish in France
garde-robe en son hôtel'. Nous conservons encore une des requêtes que lui apporta à Londres Jehan Hardouin, son serviteur. Le commis à la recette d'Orléans y réclamait ses gages ; la veuve de Huguet Mormet, valet de chambre, sollicitait d être exemptée de 100 sous de rente sur une maison ; Jaquet Rocheron était agréé comme chapelain et confesseur; l'un de ses officiers demandait une prébende pour son neveu ; un autre, une charge pour son fils ; c'est aussi un fait que les portiers du château de Blois réclamaient le payement de leurs gages. Et Charles, bien empêché de satisfaire tout ce monde, écrivait de sa belle et lente écriture sur le texte de la requête : « Soit fait par F avis de nostre conseil ».
Enfin le pape, le concile de Bâle, le comte d'Armagnac \ faisaient auprès du roi anglais des démarches pressantes en faveur de la paix. Le roi de Portugal, l'Empereur s'interposaient. Le duc de Bretagne, sur les instances du Bâtard, entrait en négociations avec Suffolk et le conseil d'Angleterre 4. Tant de démarches devaient bien avoir, à la longue, un heureux résultat pour le prisonnier : le gouvernement anglais consentit, en principe, à ce que le duc d'Orléans fût transporté en Normandie, ou sur les frontières de Bretagne, pour traiter de la paix.
Le 29 avril 1437 le roi anglais accorda un sauf-conduit à Jean de Saveuses, à Guillaume le Clerc, prêtre, et à d'autres. (( attendu, disait-il, que notre très saint maître, le pape Eugène, et le concile de Bâle, dans leurs lettres reçues récemment, nous