K.-H. Vickers, 0/). cit., p
nue de Gloucester en 141 7, Tavait suivi dans le Cotentin : il n'était que l'homme de Humfrey ' et Humfrey était alors l'homme du siège de Calais, de la guerre, et d'Eleanor.
Mais en dépit de Gloucester, en dépit de ce que Charles d'Orléans pouvait penser à ce sujet, la situation était de jour en jour plus favorable au prisonnier par suite des progrès de Charles VII dans la conquête de son propre royaume.
Paris s'était rendu au roi^; le Parlement, la Chambre des comptes, l'Université y avaient été rétablis. Si les Anglais occupaient encore une partie de la France, la sécurité était rendue aux partisans de sa cause \ Par contre les Anglais rencontraient alors de graves insurrections populaires, jusqu'en Normandie, province qu'ils avaient doucement traitée. Ils durent les réprimer avec cruauté, ce qui ne fit que surexciter le sentiment national contre l'étranger. Leurs troupes s'embarquaient difficilement : pour subvenir au trésor épuisé le roi Henry devait engager les joyaux de la couronne ^.
Il semble, malgré tout, qu'en ce temps-là l'étroite surveillance dont Charles d'Orléans était demeuré l'objet se fût relâchée. A Londres, le 14 mars 1436, il signait et donnait l'ordre à son chancelier de faire délivrer des lettres gracieuses à diverses personnes : Coppin Vendrol, son palefrenier, obtenait l'office de garde des étangs de Château-Renard, vacant par la mort de feu Guillaume Moreau ; une gratification était accordée à Etienne Munet, de 10 1. t., sur le grenier à sel de Blois ; Hans de Cologne obtenait une retenue de valet de