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La délivraKce ^87
requête ils devaient l'appuyer sur la volonté de Dieu, qui s'était manifestée déjà en tant de batailles; insister sur les traités faits à ce sujet parles rois de glorieuse mémoire, l'aïeul et le père de Henry. Si l'adversaire s'étonnait de cette forme, les ambassadeurs pourraient lui offrir les possessions au sud de la Loire, moyennant 20.000 1. de redevance, attestant son droit à la couronne. Ils devaient évoquer le souvenir aboli de la France avant et après Charlemagne, alors que deux, trois et même quatre rois « avaient eu en même temps le gouvernement d'une portion du territoire, sans que l'un fût soumis à l'autre ». La Loire deviendrait une sorte de frontière de cette France à deux têtes. Toutefois, en contemplation du peuple du royaume de France, si affligé et oppressé par la guerre, le roi anglais consentait à ce qu'une ouverture soit faite par le duc d'Orléans ou la duchesse de Bourgogne, au sujet de trêves générales sur terre ou sur mer, pour une période variant entre cinquante et vingt ans. La rançon du duc était fixée à 100.000 marks (£. G6.G66^.
Ces solennités diplomatiques coïncidaient toujours avec des fêtes.
Car les ambassadeurs français amenaient avec eux la fiancée du comte de Charolais, Catherine de France, dont les noces furent célébrées solennellement à Saint-Omer, le 10 juin : dans la suite brillante des seigneurs on remarquait la présence du Bâtard d'Orléans et celle de l'archevêque de Reims'. Le 28 juin 1439, de Saint-Omer, les plénipotentiaires se rendirent à Calais ; le 26, le cardinal Beaufort, les ambassadeurs anglais et Charles d'Orléans débarquèrent-.
Pour la première fois Charles se trouvait en présence du Bâtard : certes il était tout joyeux de le revoir, le remerciant