‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 274 sur 639 · De Bcaucourt, t. III, p · texte numérisé non relu

De Bcaucourt, t. III, p

de la bonne diligence qu'il avait prise dans l'administration de ses pays \

Mais Charles d'Orléans demeura à Calais, sous la garde de John Stourton, étroitement surveillé, car les Anglais craignaient qu'on ne cherchât à le faire évader-. C'est de là qu'il adressa à Philippe le Bon la ballade :

Puisque je Suis vostre voisin 3.

Il le nommait son « compaignon, frère et cousin », demandait instamment de ses nouvelles. Il lui faisait part des prières continuelles qu'il adressait à Dieu en faveur de la paix :

Chascun doit estre bien enclin Vers la paix, car certainement Elle départira butin De grans biens a tous largement.

Guerre ne sert que de tourment ; Je la hé, pour dire le voir :

Bannie seroit plainement S'il en estoit a mon vouloir!

Va, ma balade, prestement A Saint-Omer, monstrant comment Tu vas pour moy ramentevoir Au Duc, a qui suis loyaument.

Et a tout son commandement.

S'il en estoit a mon vouloir.

Bientôt la nouvelle que Monseigneur était arrivé à Calais^ remplissait de joie les habitants de ses bonnes villes. A Orléans, Guillaume Chartier, de l'ordre des Jacobins, fit un notable sermon. On porta dans leurs châsses, autour de la

1. Monstrelet, t. V, p. 431. — Le Bâtard était accompagné de Jean de Saveuses (Bibl. nat., P. orig. 2653, Saveuses, 7).

2. Stevenson, Wars of the English in France, vol. I, p. 432-433.

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