‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 276 sur 639 · Collection Bastard, no · texte numérisé non relu

Collection Bastard, no

6. Journal de Thomas Bekyngton (utilisé par De Beaucourt, t. III, p. 106 et suiv.) imprimé par Harris Nicolas, au t. V des Procecdings, p. 334 et suiv.

7. « Nisi verberare ventum », dit Bekyngton {Proceedings, t. V, p. 341).

gauche la princesse de Navarre, fille du duc de Clèves, tous trois siégeant sur des coussins dorés. Les ambassadeurs des deux nations étaient assis de chaque côté, sur des escabeaux. Parmi les Français on remarquait le comte de Vendôme, les archevêques de Reims et de Narbonne, le premier président Adam de Cambray, le Bâtard d'Orléans.

Et tout d'abord on se disputa sur le titre que les Anglais donnaient au roi de France « Charles de Valois », ce que les Français estimaient offensant ; d'autre part les Anglais prétendirent les pouvoirs des délégués français obscurs et contradictoires

Une deuxième conférence se tint le lo juillet. L'archevêque d'York prit la parole, en latin, demandant que le roi Henry fût autorisé à jouir librement et paisiblement de tout le royaume et de la couronne de France. L'archevêque de Reims répondit en français et maintint le droit suprême du roi; et même il déclara nuls les traités conclus pendant la démence du roi et sa maladie, sans la participation et le consentement du dauphin. L'archevêque d'York parla cette fois des raisons qui militaient en faveur de la paix générale. Il fit connaître les offres du roi anglais : abandon du Languedoc, moyennant le payement d'un revenu de 20.000 1. sterling par an, sous la réserve de l'hommage dû au roi Henry.

Le chancelier de France reprit la parole. Il déclara que ni lui ni ses collègues n'iraient plus avant : 1° tant que le roi d'Angleterre n'aurait pas renoncé à ses prétentions à la couronne et au titre de « roi de France » ; 2° s'il ne consentait à rendre hommage des terres qu'il tenait en France; 3° s'il ne restituait à chacun ce qui lui appartenait, au spirituel comme au temporel. Il se déclarait autorisé à offrir, moyen-

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