‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 277 sur 639 · I. Proceedings, t. V, p · texte numérisé non relu

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nant l'hommage à la couronne, les terres du duché de Guyenne.

Les Anglais refusèrent à leur tour d'aller plus loin et la deuxième séance fut levée ' . En vain la duchesse de Bourgogne parla au sujet de l'hommage.

La prochaine réunion fut fixée au 13 juillet.

Ce jour-là Isabelle s'était rendue à Melgate, près Calais, où elle avait eu une longue entrevue avec Charles d'Orléans.

On assure qu'ils se virent à grand'joie et s'embrassèrent. Dans la tente du cardinal ils prirent le vin et les épices dans des coupes d'or pur et gemmées. En présence des ambassadeurs, la duchesse de Bourgogne dit au duc d'Orléans : c( Seigneur, voulez-vous avoir la paix ? — Certes, et si je devais mourir pour elle! Et mauvais gré tous, puisque vous et moi la voulons d'un même cœur, nous ferons en sorte qu'elle soit donnée » \

Mais la paix, si chère au cœur de Charles, paraissait tour à tour inacceptable aux délégués des deux nations. C'est pourquoi, le 18 juillet, la duchesse fit savoir que, devant la volonté irréductible des parties, il lui semblait impossible d'arriver à conclure un accord définitif. Elle proposa seulement une trêve de 30, 20 ou 15 ans, qui laisserait les choses en suspens : le roi d'Angleterre s'abstiendrait pendant ce temps de prendre le titre de roi de France ; le duc d'Orléans serait mis en liberté sans rançon. Alors une difficulté se présenta : le duc d'Orléans n'était pas d'accord avec la duchesse de Bourgogne sur les termes de son otrre.

C'est pourquoi les Anglais déposèrent une contre-proposition. Ils se contenteraient de ce que possédaient en France les prédécesseurs du roi Henry avant d'avoir le titre de roi et

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