The Paston ïetters, éd. James Gairdner, t. I, p
« Moi, Charles, duc d'Orléans, je jure sur les saints Evangiles de Dieu, par moi corporellement touchés, que toutes choses contenues dans les lettres d'appointement faites entre sérénissime prince Henry, par la grâce de Dieu roi d'Angleterre, et moi, Charles d'Orléans, ainsi que dans les lettres d'obligation faites ou à faire par moi envers le dit roi, signées de mon sceau ou à signer, en tant qu'elles me concernent, moi, ma partie, ou autrement, par convention, pacte ou promesse, suivant tout leur pouvoir, forme et effet, sans ruse, fraude, cavillation ou mal engin, je les accomplirai et ferai accomplir et observer.
Je jure en outre de ne pas faire usage au préjudice dudit seigneur roi, de ses héritiers ou successeurs, des privilèges de droit ou autre, ou des lettres de grâces que je pourrai obtenir... Sic me Deiis adjuvet et hœc sancta. Autrement je prie le Très Haut que l'infraction ou la violation de ce serment (outre la perte de l'honneur sur la terre et une marque indélébile d'infamie) me mérite la damnation éternelle, m'associe perpétuellement au diable et à ses anges. Et en signe de fidèlement observer et accomplir ce serment, et tout ce qui en dépend, j'écris mon nom de ma propre main.
Charles » \
Il leva la main dans l'ombre solennelle de la haute cathédrale, remplie déjà de mystérieux souvenirs pour les hommes de ce temps-là, non loin des tombes des rois conquérants anglais qui entourent le chœur, non loin du trophée d'Azincourt.