‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 296 sur 639 · Monstrelet, t. V, p · texte numérisé non relu

Monstrelet, t. V, p

2. Ibid,, p. 438-439. — Voir l'extrait des « anciens cartulaires et registres i manuscrits de S, Bertin » par Guillaume Dewhite, religieux dudit lieu en 1630,

dans Reiffenberg, Histoire de la Toison d'or, Bruxelles, 1830, p. 43.

3l6 VIE DE CHARLES d'oRLÉANS

Certes, après la mort cruelle de sa dame, la douleur de Charles d'Orléans avait été sincère et touchante ; comme toute chose humaine elle connut son terme. Quelques années après Charles se représentait jouant aux échecs avec Amour :

J'ai aux esches joué devant Amours, Pour passer temps, avecques Faulx Dangier, Et seurement me suis gardé tousjours Sans riens perdre, jusques au derrenier Que Fortune lui est venu aidier.

Et par meschief, (que maudite soit elle !) A ma dame prise soudainement : Parquoy suy mat, je le voy clerement.

Se je1ie fais une dame nouvelle ^..

En fait, à la fin de l'année 1435, Charles d'Orléans, qui avait d'abord pensé qu'un mariage avec Marguerite, fille d'Amédée de Savoie, pourrait payer la rançon de son frère d'Angoulême, entendait se réserver pour lui la veuve du roi de Sicile ^ :

Mon cueur, dormant en nonchaloir, Resveillez vous joveusement :

Je vous fais nouvelles savoir Qui vous doit plaire grandement.

Il est vray que, présentement.

Une dame très honnorée, En toute bonne renommée.

Désire de vous acheter 3...

Mais l'affaire avait traîné en longueur, Charles estimant sans doute le duc de Bourgogne plus capable de le tirer de la prison anglaise que le pacifique duc de Savoie. Or Phi-

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