‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 310 sur 639 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

À Blois, Charles d'Orléans retrouvait les livres de sa librairie, que les héritiers du seigneur de Mortemart avaient restitués en 1436, les reliques, les tapis, les chambres de velours et d'or, les cuirs que l'on étendait l'été dans les chambres, le beau jeu de tables de Valentine ; il retrouvait aussi son vieux psaltérion dans un étui de bois peint à ses armes \ On transporta à Blois les livres qu'il rapportait d'Angleterre et dont la liste complète fut alors dressée^; quant aux joyaux conservés à Paris, ils furent déposés au trésor de Saint-Sauveur, dans ce coffre à cinq clefs d'où l'on tira les pièces d'archives qui furent confiées à Pierre Sauvage, garde des sceaux du duc

Ainsi Blois, le séjour de prédilection du duc d'Orléans, devint le siège de la Chambre des comptes, le centre de l'administration de ses domaines.

Mais Charles d'Orléans n'y sut pas d'abord goûter le repos, ce (c nonchaloir » qui l'enchantera plus tard. Il avait pris fort à cœur son rôle d'allié du duc bourguignon, la promesse qu'il avait donnée aux Anglais, qui se faisaient alors reprendre Creil et Pontoise, d'amener la paix générale entre

1. Arch. Nat., KK. 269 et extraits dans De Laborde, t. III, n°s 6232-6434; British Muséum, add. ch., 2812.

2. Arch. Nat., K, 534 et De Laborde, t. III, n°s 6447 et suiv.

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