Arch. Nat., K. 534, 0^27, fol. 6 r
les deux royaumes. Et sans doute il était flatté, en cette occurrence, de jouer un grand rôle politique.
C'est ainsi que, deux mois après son arrivée à Blois, Charles d'Orléans se mit en route pour Nantes' ; il allait vers le duc de Bretagne, qui venait alors de signer une longue trêve avec le duc de Bourgogne \ Le duc d'Orléans tenait à le remercier de ce qu'il avait voulu se rendre caution de sa rançon, et peut-être aussi désirait-il lui communiquer ses rancœurs. De Nantes, le i^'' mars 1441, le duc de Bretagne et Charles d'Orléans députaient vers le roi Charles VII Raoul de la Houssaye et Rolland de Carné pour lui offrir leur médiation et celle du duc de Bourgogne auprès de la cour d'Angleterre. Le duc de Bretagne faisait présent à Charles d'Orléans de 22.000 écus neufs pour payer sa rançon. Le comte de Montfort, Pierre et Gilles de Bretagne lui donnèrent chacun une coupe de grand prix \ Jean de Malestroit, l'évêque, lui prêta 3.000 réaux que le duc d'Orléans s'engagea à restituer à la Toussaint
Or il n'est pas douteux qu'en ce temps-là le duc de Bretagne Jean V, qui venait lui aussi de recevoir la Toison d'or, ne fût en relations continuelles avec le duc d'York, lieutenant général en France du roi Henry VI, et avec la cour de Westminster. Dunois, le comte de Vendôme et le duc d'Alençon s'étaient également rendus en Bretagne ; d'un moment à l'autre tous se devaient joindre au duc de Bourgogne K