‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 34 sur 639 · Bibl. nat., ms. ir. 1043 1, P · texte numérisé non relu

Bibl. nat., ms. ir. 1043 1, P

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lesme, aisné fils de mond. seigneur et de Messeigneurs ses autres enfans » ; pour cet office il recevait loo livres tournois de pension annuelle \

due leur enseigna-t-il ? La dame de Maucouvent avait pu apprendre aux enfants d'Orléans leurs prières, VJve Maria que Madame Roussel avait répété à leur père dès qu'il commença de parler, oraison qu'il récitait bien doucement, à genoux, ses petites mains jointes devant l'image Notre-Dame \ Maître Nicole Garbet leur enseigna à lire (c'était sans^doute quelque ABC ou quelque Croix de Dieu que ce livre enluminé d'or, d'azur et de vermillon pour leur instruction 3), à écrire 4, à réciter leur Psautier. Il leur expliqua vraisemblablement les ouvrages sur la grammaire latine, le Donat, le Doctrinal d'Alexandre de Villedieu, comment se servir du Catholicon ; il leur lut le Caton et le Catonet, si remplis de bonne doctrine 5 :

Cathon fut preux chevalier et saige homme ; Maint bon conseil, en la cité de Rome, Donna jadis pour la chouse publicque :

Ung livre fist, vaillant et autentique, Par grant amour luy mist son propre nom^'.

1. Bibl. nat., Pièces orig., 1277, Garbet, quittance du 25 mai 1404. — On lit dans le compte de la trésorerie de Louis pour les années 1404-1405 : «. A maistre Nicolas Gerbet;, maistre es ars, bachellier en théologie, secrétaire de Monseigneur le duc et maistre d'escolle de Messeigneurs Charles et Philippe, enfans de mondit seigneur, a G 1. t. de pension chascun an « (Arch. nat., KK. 267, fol. 65 ro).

2. Ghristine de Pisan, p. 252. — La dame de Maucouvent recevait comme étrennes du duc, en 1399, deux patenôtres d'or (Bibl. nat., ms. fr. 10432, p. 220).

3. De Laborde, III, no 5941 ; L. Delisle, Collection de Bas tard, p. 185.

4. Nous sommes certains, quand nous voyons Charles d'Orléans imiter si précisément certaines lettres de son maître, que Garbet lui donna des leçons d'écriture. Si l'on compare la quittance autographe de Nicole Garbet, du 2 février 1406 (Bibl. nat.. Pièces orig.^ 1277, Garbet, no 3), avec les autographes de Charles d'Orléans, on ne peut manquer d'être frappé de la ressemblance des lettres capitales S et T et du g. (P. Champion, La librairie de QnirJes d'Orléans, album, pl. I).

5. Tous ces livres se rencontrent dans la librairie de Louis d'Orléans.

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