‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 343 sur 639 · De Maulde, p · texte numérisé non relu

De Maulde, p

6. Olivier de la Marche, t. II, p. 114-115. — Jean d'Angoulême contribua aux 1 frais de l'expédition (Bibl. nat., n. acq. fr. 3642, n» 821).

24 septembre, et recevait 100 livres tournois de la municipalité ^ Sur son chemin il s'arrêtait à Tarascon, où il fut l'hôte du roi René. C'est un fait qu'à cette occasion le roi emprunta cordes, canevas et tapisseries à plusieurs habitants d'Avignon, qu'il y acheta des confitures et fit couvrir une chaise-percée pour son hôte^

Puis Charles d'Orléans passa les montagnes, par la route du mont Cenis, celle-là que préféraient les Provençaux et les Français ; pour la première fois il aperçut sa ville d'Asti, assise sur la pente méridionale d'un col, entourée d'une belle et riche plaine, entre le torrent et le fleuve, et, plus loin, couronnée de riantes collines vineuses ^ L'an 1447, 1^ jeudi 16 octobre, il y fit son entrée sous le dais que portaient J. Bartolommeo Scarampo, docteur en l'un et l'autre droit, Manuel Malabayla, docteur en loi, et G. Asinario, tous de l'Hospice p Secundino de Nattis, docteur en loi, Benedetto Damiano et Giovanni de Curia, ceux-là du peuple. A leurs frais, sur l'ordonnance de la ville, ils s'étaient vêtus de vestes, de capuchons et de chausses d'étoffe blanche, en signe de grande joie, pour l'arrivée de leur seigneur le duc 4 qui confirmait leurs privilèges \

C'est vrai que la c< Patria Astese » n'était ni le Piémont ni la Lombardie, mais bien ce pays d'Asti^ dont le peuple sage, bon et riche ^ trouvait sauvegarde et protection dans la France voisine. Nul doute que les Astesans n'aient aimé le petit coq de

1. Arch. communales de Lyon, BB. 4, fol. 39 r» ; CC. 403, nos lo-ii.

2. Arch. Nat., P. 1339, fol. xxix; Lecoy de la Marche, Mémoriaux du roi René, p. 176, 294.

3. Gorrini, op. cit., p. 4 et 45 ; Berry, p. 57 ; voir ce qu'en dit le chroniqueur Oggerio (G. Vassalo, op. cit., p. 268).

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