‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 344 sur 639 · Oggerio, cité par G. Vassalo, op. cit., p · texte numérisé non relu

Oggerio, cité par G. Vassalo, op. cit., p

France (il galetio) dressé sur le campanile de 1 église de leur patron San Secundo, terminée au temps de la domination orléanaise L'un d'eux, l'Alione, dira bientôt, en son patois, qu'Asti est une terre de « soulas » où il fait bon vivre ^ ; c'est une belle terre, avec la France. On tenait alors les Astesans pour français :

Ciun nos Astenses repiitemur luidiqiic Gaîlosi.

Enfin, l'Alione l'écrira joliment :

Vrais François par nature Nous trouveras aussi bon qu'à Paris Ayant en cœur la franche fleur de Hz 4 !

Certes il y avait quelque chose de touchant dans cette pacifique et tardive entrée de Charles d'Orléans en Asti, sous le dais que portaient les légistes. Mais depuis sept mois le fait avait été tranché par l'épée des condottieri.

Francesco Sforza avait obtenu, du vivant de Filippo Maria, la capitainerie de Milan : Filippo Maria mort sans héritier, il résolut de s'en faire seigneur. Il savait avoir l'inimitié des Vénitiens ; pour lui rien à espérer d'Alphonse. N'importe, il marchait en toute hâte sur Parme où il se connaissait des amis, duant aux Milanais ils voulaient surtout se 1 rendre libres et n'obéir à aucun prince : ils partageaient entre I les soldats Aragonais 17.000 florins trouvés dans les coflfres

I I. C. Vassalo, op. cit., p. 269.

' 2. Ch'Ast e una terra de solacz...

Et fe ancor si ben vive an Ast

Cum a gnum leu de Lombardia...

I Colla Franca e la bella terra.

j {Poésies fraîiçaises de J.-C. Alione (d'Asti) composées de 14^4 à 1S20, éd. J.-C. Bru- I net, 1836).

I 3. Ibid., p. 10. — En 1500 les Astesans furent soumis, sur leur demande, à la ' juridiction du parlement de Grenoble.

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