‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 347 sur 639 · C. Vassalo, op. cit., p · texte numérisé non relu

C. Vassalo, op. cit., p

il envoyait bien à la cité de Milan de notables orateurs et des docteurs en loi qui, par persuasion, devaient la faire rentrer dans le giron de leur seigneur; Secundino de Nattis fut celui qui porta la parole pour ladite ambassade ^ Le duc d'Orléans fit aussi écrire par un de ses secrétaires d'Asti, Antonio Astesano, un beau livre établissant de façon péremptoire ses droits sur le duché de Milan : il adressait l'un des exemplaires à son ami et allié le duc de Bourgogne % l'autre au roi Charles ^ Quant au roi des Romains il l'assurait de ses bonnes grâces 4. Mais que pouvaient contre l'épée de Sforza d'insignes orateurs, de notables exposés, et même la précaire alliance des Vénitiens sur qui le Colleone venait de reprendre Plaisance ^ ? C'en était fait.

Le 10 août 1448, jour de la fête de saint Laurent, Charles d'Orléans, qui se faisait appeler duc de Milan, s'en fut d'Asti ^ comme il était venu et sans avoir été secouru 7. Il rentrait entre messirejean Caillau, son médecin ^ qui demeura neut mois dans la maison de Secundino Ventura, notaire, et Jean, son chapelain. Mais il emmenait aussi en France deux frères d'Asti, dont l'éloquence et la calligraphie l'avaient charmé,

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