‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 349 sur 639 · De Maulde, p · texte numérisé non relu

De Maulde, p

6. Toutefois il y fit battre monnaie (Le Blanc, Traité des monnaies de France^ et A. de Longpérier, Un ècu d'or de Charles d'Orléans^ dans la Revue Numismatique, nouv. série, VI (1861), p. 451).

7. Cronicon Astense, col. 280. — Il avait pourtant écrit à Charles VII (Arch. Nat., KK. 318E, fol. 3).

8. Il faut corriger Muratori (t. XI, col. 280), qui a lu « Joanne Cugho ».

La descente en itàlië 367

Antonio et Nicolo\ Et cest vrai qu'Antonio avait célébré sa venue en belles périodes latines, le comparant pour la piété à Enée, à Caton pour la gravité, à Job pour la patience ; qu'il avait rappelé les années de sa prison, supportées si courageusement, loin de sa patrie, tel un Ulysse ou un Rutilius. Très humble serviteur, il avait souhaité à ce généreux duc la fortune d'Alexandre, les années de Nestor, la descendance de Priam et les richesses de Xerxès\

Quant à l'armée levée en Bourgogne, elle s'en revint, faute de payement ; le seigneur d'Argueil qui la menait, bien qu'il se fût conduit vaillamment de sa personne, dut vendre pour payer sa solde plusieurs seigneuries qui lui appartenaient, au grand mécontentement du prince d'Orange, son père, au dommage de la maison de Chalon. Pour s'en consoler il alla au Saint-Sépulcre de Jérusalem où il fut reçu chevaliers

Charles rentrait directement dans ses états. Il s'embarquait sur la Loire, le 3 septembre, lui, ses gens et ses bagages. Le 5, on passait à Beaugency, où quatre ménétriers lui donnèrent un concert : ce jour-là il arrivait à Blois, rapportant les tonneaux de vin offerts par la ville d'Orléans.

Charles était bien fatigué et Robert Poitevin, son médecin, dut venir le soigner. Là, il réglait les frais des treize cavaliers de l'ambassade d'Autriche, et, le 10 octobre, recevait la visite, très attendue sans doute, d'Artois le héraut. Malgré sa mauvaise santé, Charles reprenait le chemin de Paris où, le 31, il payait la dépense de Pierre de Lorat, écuyer du dauphin, qui lui avait apporté une lettre 4.

1. Sur Antoine le poète, cf. Muratori, t. XIV ; Archivio Muratoriano, n^ 4, 1907; sur son cadet Nicolas, le scribe, cf. G. Gorrini, Nicolo Astesano, .1SS6.

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