‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 375 sur 639 · Bibl. Nat., P. orig. 2160, no · texte numérisé non relu

Bibl. Nat., P. orig. 2160, no

9. Quittance de Jehan Q.uedieugart, son maître d'hôtel, en 145 1 (Bibl. Nat., P. orig., 2409, no 4).

Le nom Dre de ces serviteurs, Tordonnance quasi royale de la maison d'Orléans, ne doivent pas nous faire illusion. Toute existence d'autrefois était grevée d'une foule d'existences parasites. La bonhomie, la solidarité chrétienne, l'existence campagnarde, et aussi le désir de paraître, avaient causé cette situation.

Mais, en vérité, on menait à Blois une vie simple et très cordiale. Ainsi les prédécesseurs des ducs d'Orléans, les comtes de Châtillon, en avaient usé jadis La fin de la guerre anglaise avait terminé le rôle de la noblesse militaire. Les familles bourgeoises sortent de leurs échoppes et vont grandir dans les charges administratives et financières. Les mariages entre femn^es nobles et roturiers se feront nombreux. Ce n'est pas Charles d'Orléans qui s'en plaindra. 11 formera son conseil de ces bourgeois qui ont contribué de leurs deniers à sa délivrance, et se plaira parmi eux^ Son général des finances, Jean le Fuzelier, est un bourgeois ; Pierre de Refuge, également général des finances, en est un autre. Pierre Chevalier, qui sera lieutenant général du duché, 1 Bertaut de Villebresme, conseiller du duc et prévôt de Blois, 1 sont d'origine moyenne ^ Et déjà qu'est-ce que la noblesse ! qui n'a pas d'argent ? Charles anoblira, comme il distribuera son ordre du Camail ; l'aura qui sera flatté de le recevoir. Il anoblira Pierre Lesbahy, capitaine de Blois et simple bourgeois^; Jean dejondongne, son médecin 5; Gabriel le Pasle^;

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