‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 400 sur 639 · Bibl. Nat., P. orig., 2160, n · texte numérisé non relu

Bibl. Nat., P. orig., 2160, n

7. Bibl. Nat., P. orig., 2070, Le Moul, 2. — Le 7 juin 1442, Etienne Le iMoj était élargi des prisons de Blois où il se trouvait pour avoir « secouru ung nommt Hennequin des mains de Charles Peliot, sergent de Monseigneur le duc ». Jehaij Caillau se porta répondant pour lui (Arch. Nat., 343). |

8. Le mot est de François Villon dans sa pièce en l'honneur de Marie d'Orléansj

9. Quo melior princeps nunquam in orbe viget (Antoine Astesan).

LÀ VIÈ A BLÔiS

Quant aux charités proprement dites, on peut assurer qu'à Blois elles n'étaient pas oubliées. Elles nous révèlent, en particulier au cours de pérégrinations du duc d'Orléans, toute une pauvre humanité de ces temps troublés où les gueux voisinent avec les gentilshommes. On y rencontre les (( fillettes de l'hôtel du Roy » à Poitiers, un gentilhomme mendiant et sa femme', la veuve d'un Ecossais exécuté à Blois qu'il faut aider à nourrir ses enfants % un pauvre enfant dont la mère est en prison % un écuyer dont la maison a été incendiée 4, une veuve sans ressources pour élever ses enfants % une pauvre « gentilfemme » % et Jean Legrant, prisonnier des I Anglais, qui n'a de quoi passer son chemin Apprenant que Malicorne, son valet de chambre, était tombé dans la misère, Charles écrivait à son gouverneur des finances : « Notre amé et féal. Pource que avons sceu que Malicorne, i nostre serviteur, est en grant nécessité, nous voulons et vous mandons que lui bailliez et délivrez audit Malicorne iiij escus j jusques ad ce que ayons autrement pourveu en son fait. Et j gardez que en ce n'y est faulte... Escript en nostre ville de Paris, le XVP jour de septembre. » Et le bon duc ajoutait une apostille autographe : « Charles. En eniretenant etc., \ escript de fiostre main » ^

Comme il convenait à tout prud'homme, Charles d'Orléans jse montrait pieux; il partageait sur ce point les idées communes de son temps, croyant que par la défiiite Dieu avait

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