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l'adolescence 29
Car, dès l'an 1398, il avait été question de marier le jeune Charles, alors dgé de quatre ans, avec Elisabeth de Gôrlitz, la nièce de Wenceslas de Luxembourg, roi de Bohême et des Romains. Au début de l'année, Wenceslas était venu en France pour délibérer sur l'union de l'église et Louis d'Orléans avait eu la charge d'aller à sa rencontre : ce qu'il fit avec une suite nombreuse de chevaliers'. A Mouzon Louis offrait à l'empereur une image de Charlemagne en or ; à Epernay ils visitèrent la duchesse. La dame de Maucouvent, garde du petit fiancé, Jeanne la Brune, sa berceresse, portaient un surcot fourré de menu vair ; quant à Charles il était vêtu galamment d'une houppelande brodée d'orfèvrerie. Puis Wenceslas et Louis gagnèrent Reims \ Mais après avoir admiré les vieux tapis de l'abbaye de Saint-Remy, l'empereur ne quitta plus guère la table où il s'endormait gorgé de vins et de viandes. Le chroniqueur assure que ses mœurs étaient déréglées 3. Du moins, avant son départ, avait-il promis de convoquer le clergé de son royaume qui traiterait de l'union; il consentait également au mariage du fils du duc d'Orléans avec sa nièce Elisabeth 4, à qui il assurait 100.000 livres de dot >. Et cette princesse devait joindre, disait-on, à la succession paternelle l'héritage des rois de Bohême, de Hongrie et de Pologne : Louis d'Orléans l'espérait sans doute ^
En ce temps-là, rempli d'ambitieux projets, il désirait