‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 451 sur 639 · Lettres de Louis XI, t. I, p · texte numérisé non relu

Lettres de Louis XI, t. I, p

eut la faiblesse de se voir parfois un beau rôle'. Ainsi le dauphin et le duc d'Orléans étaient demeurés en correspondance : au moment où Charles songeait à repasser en Italie, Grenoble, héraut d'armes du dauphin, lui portait des lettres \ Enfin, quand Louis résolut de se réconcilier avec le roi Charles son père, c'est son « très cher et très amé oncle le duc d'Orléans » qu'il supplia pathétiquement d'intervenir en sa faveur : « Et pour ce, très cher et très amé oncle, vous prions tant et de si bon cuer que povons, et ainsi que y estes tenu, que veillez, le plus tôt en ce monde que possible vous sera, vous trouver par devers mondit seigneur ou envoler pour lui suplier et requérir, au nom de la passion Nostre Seigneur, qu'il lui plaise de sa grâce nous octroyer les deux points dessusdiz... et qu'il lui plaise, lui qui est prince de justice, ne vouloir concevoir une si grant mérencolye corître nous, sans que premièrement noz raisons et excusations soient oyes, qui est chose qui ne devroit denyer au plus estrange du monde » \ Sur quoi le duc d'Orléans était allé trouver le roi Charles àBois-Sire-Amé près deBourges4. Mais, loin de les pacifier, il semblerait que toutes ces démarches ne fissent que préciser et envenimer les motifs de leur querelle. Il n'était guère ; dans la pensée du roi Charles de voir son fils s'en remettre à| l'arbitrage des princes du sang. C'est même à la suite de ces | négociations que, saisi d'une peur « sauvage » et désirant de n'être point pris comme « la sotiris en son trou », le dauphin avait pris la fuite en toute hâte vers la Franche-

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