‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 453 sur 639 · IbicL, t. VI, ch. IX · texte numérisé non relu

IbicL, t. VI, ch. IX

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paons, d'outardes, de grues, d'oies sauvages. On dévora lièvres, lapins sans nombre, chapons de haute graisse, et l'on but du vin au demeurant. Puis arrivèrent les entremets : morisques, momeries, enfants sauvages qui sortaient d'une roche fort bien imitée ; on entendit chantres, trompettes clairons et plusieurs autres choses mélodieuses et joyeuses. Mais il est écrit que l'homme propose et que Dieu dispose. Le lendemain de laNoël arrivèrent les pitoyables nouvelles de la mort du roi Ladislas ' ; quant au roi Charles, il était alors si malade qu'on dut tout d'abord lui cacher le décès de celui qu'il avait choisi pour gendre \

C'est surtout à pacifier la querelle entre le roi Charles et le duc Philippe que besognera maintenant le duc d'Orléans. Car, si le fils de l'assassiné de Montereau s'était montré jusqu'alors tout « léal françois de courage » ; si, chaque fois qu'on parlait du roi Charles, avec qui il avait été nourri, il portait la main à son chaperon \ il laisse voir aujourd'hui qu'il est ce grand duc d'occident, chevaleresque et magnifique, presque un roi. Et plus Charles et Philippe avancent en âge, plus leur rivalité dégénère en querelle. Charles VII ne veut plus supporter le « haut vol » de son parent, comme le dira, de façon imagée, Chastellain 4. Furieux surtout de sentir le dauphin son fils dans les mains de son rival, le roi n'est pas éloigné de l'aller chercher les armes à la main >.

QjLiant à Charles d'Orléans, il est toujours demeuré dans les termes les meilleurs avec son beau frère de Bourgogne. Ils sont restés en correspondance suivie. Jadis Charles

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