De Beaucourt, t. VI, p. m
LE SÉJOUR d'honneur
avait déclaré à Philippe n'avoir trouvé « meilleur parent et ami » que lui ; Philippe nourrissait les mêmes sentiments envers Charles. Dans une réponse qu'il lui adressait au sujet de la nomination au grand prieuré de France d'un personnage recommandé par le duc d'Orléans, Philippe s'exprimait ainsi : « Sur quoy, très chier et très amé frère et cousin, de l'ayde et avancement que j'ay peu faire audit grand Prieur de France, n'est besoing moy remercier : car je l'ay fait très volontiers, tant pour amour et contemplacion de vous, à cui je vouldroye faire tout le plaisir, et aux vostres, que je pourroye... » ' Guyot Pot, chambellan du duc d'Orléans, va trouver Philippe en Flandre, en 1457^; Jean de Bruxelles, valet de chambre, le rejoint en Hollande 3 ; on trouve Guyot Pot et Camail, le héraut d'armes du duc d'Orléans, chevauchant en compagnie du secrétaire du duc de Bourgogne, Jean de Cluny Vers le même temps le chevaucheur du duc Charles, Jean de Mantes, allait vers le roi etDunois > ; Pierre le Fuzelier, son secrétaire et conseiller^, les rejoignait ; puis Jean de Mantes ^ leur portait à Bourges 4es lettres de Monseigneur. 11 n'y avait là encore que des menaces de rupture entre le roi et Philippe ^
En mars 1459 Charles d'Orléans se trouvait à Montbazon, au conseil qui accueillit si froidement la requête véhémente du duc Philippe 9. Après cette dérisoire réponse à la grande ambassade bourguignonne, il semble bien que
1. Lettre datée de Gand, le 17 juillet, en réponse à une lettre du duc d'Orléans, adressée de Paris, le 29 juin. (Arch. Nat., K. 70, n° 46).