Arcf . Nat., KK
de Monseigneur dans un fourreau neuf' ; Charles possédait aussi des javelines dorées et diaprées ^ On lui fabriquait deux haches \ et il est encore question de trois bâtons, haches et vouges dorés à ses devises, à celles du roi de Sicile et du duc de Bourgogne ^. Le roi René, amateur de belles armes d'Orient, lui envoyait un couteau « turquois » k
Mais Charles aimait surtout ces menus objets, les canifs et les couteaux; volontiers il faisait de tels dons à ses amis. Son frère Jean d'Angoulême lui donnait un couteau à manche de bois rouge qu'on appelait brésil^ En 145 7, Charles commandait à Symon Bontemps, coutelier de Blois, certaines « besognes de son métier » ^ : on y lit la description d'un grand couteau, garni de croix et de clous, à dents de scie, et de quatre petits couteaux avec martelet, vis, poinçons et fourchettes. Charles en donna de tels à Chisse, serviteur de James, Monseigneur de Savoie, au bâtard de la Roche, à I Hugues le Voys, son secrétaire, à Etienne le Mol, ténor de sa chapelle ; quant à Jamet Hubelin, son valet de chambre, il reçut seulement un petit couteau ^ Enfin, on ne saurait douter de la délicatesse du duc d'Orléans, quand on voit qu'il usait d'un étui pour enfermer sa fourchette ^ qu'il se nettoyait les dents avec deux lacs de soie, en façon d'aiguillettes, ferrés par son ortèvre
Les bijoux demeuraient en la garde de Marguerite