Bibliothèque de l'Arsenal, ms. 413, fol. 106 vo
de ses oraisons, comme de ses aumônes qui édifiaient tout le monde Dans le discours qu'il prononcera en faveur de son gendre d'Alençon, à Vendôme, Charles d'Orléans s'exprimera, avec la bonhomie en plus, comme un véritable clerc : de mémoire, il paraphrasera le Psautier et développera un lieu commun sur le bienfait moral de la souffrance et du châtiment \
Sa librairie nous le montre encore curieux de médecine. Or nous le voyons de bonne heure, dans ses poésies, déplorer, avec la captivité, une vieillesse prématurée, la lourdeur et l'impuissance de sa pensée comme celle de son corps K Son I meilleur ami sera son médecin. Il est difficile d'imaginer ! autour de Charles d'Orléans un plus grand nombre d'apoj thicaires, de barbiers, de chirurgiens et de médecins Peut- I être il y avait là plus de curiosité que de besoin : Charles aimait à connaître les drogueries, les poisons, les épreuves de baume et de triade >.
Pierre de Vaulx fut son premier médecin ^ ; c'est lui qui, en 1409, ordonna « plusieurs parties d'apothicairerie et de dragée magistrale » 7 ; dans son grand besoin, il lui avait prêté de l'argent ^ en 141 5 : c'était donc un ami. En œ temps-là, on rencontre encore autour du duc comme médecins Jean Lélièvre^, Jean de Prusse et GirartPion Rentré en France, Charles fut soigné, en 1443, par M*^ Gorre, chirurgien ; par Robert Poitevin, qui devait lui continuer ses soins jusqu'à
j I. Jacques Du Clerq, \. V, ch. xviii. 2. Voir ch. XIX.