‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 490 sur 639 · Boivin, nos · texte numérisé non relu

Boivin, nos

7. Sur les mss. autographes de Jean d'Angoulême voir le beau travail de M. G. Dupont-Ferrier, Jean d'Orléans comte d' Angouléme d'après sa bibliothèque dans la Bibl. de la Faculté des Lettres de Paris, t. III (1897), p. 39 et suiv. — L'écriture du comte d'Angoulême est plus aiguë et son A capital, en forme de chapeau pointu, assez différent. Certaines lettres ont malgré tout un grand air de famille.

lente que celle du Bâtard \ demeura sensiblement identique à elle-même. Nous la connaissons par des actes entiers écrits de sa main pendant sa captivité, par des annotations sur des actes délivrés par ses secrétaires, ou sur ses manuscrits, par la suite des ex-libris de sa librairie, par la transcription partielle de ses poésies \ Ecriture lente, harmonieuse, très nette, où les capitales sont toujours élégantes et fleuries.

La transcription en partie autographe des poésies nous permet encore de surprendre à la fois la pensée du poète et le travail du copiste : nous voyons le duc gratter, récrire des mots, des pièces ^ Un jour, feuilletant son propre recueil, son regard est tombé sur la chanson « Crevei moy les yeux » : plus bas, dans k marge, Charles écrira le début d'une pièce dont nous n'avons ainsi que la première strophe^:

Quant je la regarde Elle vient ferir Mon cueur de la darde D'amoureus désir...

Soigneux de sa main, Charles d'Orléans se montra amateur de tout ce qui se rattachait à l'industrie du scribe comme aux commodités de l'écrivain. En 1410 il faisait régler « une escriptouere de soye dorée et armoié de ses armes » 5. En 1451, il est question de sa « tablete à escripre », garnie de laiton ^ D'un mercier, de passage à Blois, Charles acquit, en 1455, trois tablettes à écrire et une « escriptoire de corne

Son écriture n'a guère varié. Toutefois, en 1463, Pierre

1 . Nous en avons un exemple très important dans une grande lettre non datée [Lyon, 1463, septembre] (Arch. Nat., K. 72, n» ^his).

2. P. Champion, La librairie de Charles d'Orléans, p. LXii et l'Album.

3. J'ai signalé ces travaux et ces corrections (Le manuscrit autographe, p. 2-8).

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