Arch. du Loiret, A
LA NAISSANCE DE MARIE d'oRLÉANS 517
ment du duc d'Orléans'. Le 3 janvier 145 1, Charles ordonnait encore à Jean le Prestre, son conseiller sur le fait des finances, de faire payer au même Jean de Jondongne, son chirurgien, 24 1. 10 s. pour avoir guéri la duchesse « quatre ans a environ » d'un mal qu'elle avait en la mamelle ^ Au mois de juillet 1450, au retour du voyage de Lyon, deux médecins la visitèrent plusieurs fois à Dijon ^ et Francequin Delamare, apothicaire d'Orléans, allait à Yèvre lui porter, en sa maladie, « plusieurs drogueries et apothicaireries » 4. On peut croire cette maladie assez singulière et persistante, puisque Simon de Roiche, médecin du duc de Bourgogne, vint de Flandre à Orléans pour visiter la duchesse \
A Blois Marie de Clèves partagera, avec la suite de ses dames et de ses demoiselles, de ses officiers, les simples plaisirs que cette résidence mi-rustique procure à qui sait les goûter^. Le 6 février 1443 on voit une bonne femme lui offrir un mouton 7; on lui amène un cerf^; la bonne femme Lachasselone lui présente des pommes de choux ^ Elle entendait aussi les compagnons qui jouaient les mystères
Mais il est toutefois bien facile de voir que ses goûts sont assez différents de ceux de son vieux et subtil mari. Ainsi Marie de Clèves ne paraît pas avoir partagé la passion de