Froissait, t. III, p
2. Arch. nat., J. 359, n» 25; Religieux de Saint-Denys, t. III, p. 395 ; Mirot^ op. cit.
3. Arch. nat., K. 55, nos 27-28. — Crécy en-Brie fut ce douaire (Arcli. Nat., K. 55, no 29).
4. Elles sont datées de Tarascon, le 5 janvier 1404 (Arch. nat., K. 55, n" 31 ; (L. Mirot, op. cit.). — Il y a erreur sur l'âge donné à Charles d'Orléans par ce document: « Tu filia, regiiia, circa pubertatis aiiiios et tu fili, conies, iii octave tux etatis aiiiio ».
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fois il fallait attendre que la paix fût rétablie entre les ducs d'Orléans et de Bourgogne pour célébrer ce mariage, qui devait être comme un gage d'union ; il fallait aussi le bon vouloir du roi Charles, résolu à marier en même temps son fils, le duc de Touraine, avec la fille unique du comte de Hainaut Déjà Charles VI avait fait à son neveu une pension de 12.000 francs d'or^ ; le 23 juin 1406 il assignait à son gendre 200.000 livres en sus des 300.000 promises au contrat du mariage K
Ce double mariage futcélébré à Compiègne, le 29 juin 14064. Isabeau de Bavière y vint avec ses enfants, Jean et Isabelle ; la duchesse de Hainaut y parut avec une suite surpassant en magnificence celle des rois ^ ; on remarquait encore le duc deBourgogne, nombre de grands seigneurs, le légat du Saint- Siège, des évêques, docteurs et gens d'église ^ Louis d'Orléans n'était pas le moins magnifique. A cette occasion il donna l'ordre de faire monnayer ce qui restait des bijoux jadis engagés pour le voyage en Lombardie / ; Jean de Clarcy, son brodeur, lui confectionna deux houppelandes, l'une longue de velours cramoisi à figures, l'autre à mi-corps de velours tanné. Celle de velours cramoisi était brodée de 714 perles, l'autre de 81. Pour les solder on dut fondre deux hanaps, une aiguière d'or, les images d'or d'une Notre-Dame tenant son enfant, celles d'un Charlemagne, d'un Saint Georges,