Arch. Nat., KK. 271, f
LA NAISSANCE DE MARIE d'oRLÉANS 523
moisi Comme linge, Marie de Clèves recevait chaque année six chemises et trois couvre-chefs (une sorte de bonnet dont on s'enveloppait la figure pour dormir) \ L'hiver ses fourrures étaient belles et nombreuses : on employait 3 5 martres à la confection d'un manteau et d'un pelisson ^ ; ses robes noires étaient fourrées de martres 4. Marie en avait des provisions 5 ; mais on utilisait aussi de vieilles fourrures. Les bords, et le plus souvent les collets de ses manteaux et de ses robes étaient doublés de pannes d'agneau de Lombardie (une sorte d'astrakan commun) ^ ; en hiver on fourrait de môme ses bottines d'agneau noir 7. Le goût de Marie de Clèves se manifeste encore dans certains détails de toilette très soignés, comme les « troussoueres » de tissu noir velu garnies d'or (agrafes qui servaient à relever la robe) ^ ; les jarretières de ses chausses, d'or, émaillées de larmes et de pensées 9; les « ferrures » d'argent doré couvertes de tissu cramoisi (une sorte de corset qui comprimait la taille et faisait ballonner le ventre une élégance d'alors) ; et ces agrafes d'or que l'on nommait fermaillets
Plus recherchée dans sa mise, Marie de Clèves montrera dans sa vie une simplicité égale à celle de son mari. Elle aussi sera la marraine de nombreux enfants. En 1448 elle a une petite filleule à Senlis ; en 1450, elle est encore la